Théorie des jeux


Objectif

 Les relations économiques entre un petit nombre d’agents échappent au cadre classique de la concurrence parfaite parce que les décisions de chaque individu ont des conséquences globales sur l’économie dont cet individu peut tenir compte. Ainsi une entreprise internalise l’impact de ses décisions de production dans un marché concentré comme un duopole, une autorité monétaire envisage l’impact de sa politique sur les anticipations des agents et sur sa crédibilité à long terme, un syndicat tient compte de la valeur dissuasive que peut exercer une menace de grève dans les négociations salariales avec une entreprise, etc.
 Pour traiter ces problèmes, l’outil méthodologique est la théorie des jeux. Cet outil est à la base d’un nombre croissant de développements économiques récents, tant en économie industrielle qu’en macroéconomie, en économie internationale, en économie du travail, et en économie publique. C’est pourquoi la théorie des jeux est indispensable à l’économiste moderne.
 Le cours propose une introduction aux concepts et méthodes de la théorie des jeux, tels qu’utiles pour des économistes. L’accent sera mis moins sur les propriétés des objets mathématiques utilisés que sur leur contenu conceptuel et leur applicabilité en termes économiques. Il sera présenté en particulier des illustrations dans divers champs économiques pour montrer l’utilité et l’universalité de ces concepts.

Principaux acquis de la formation : à l’issue du cours, l’étudiant saura
-Représenter une situation stratégique sous la forme d’un jeu statique.
-Identifier les stratégies dominées (et dominantes).
-Utiliser le concept d’équilibre de Nash pour prédire l’issue du jeu.
-Intégrer une dimension temporelle à l’analyse, en s’appuyant sur la rétro-induction.
-Modéliser l’asymétrie d’information, et calculer des équilibres de Bayes-Nash dans des jeux simples.

 

Plan

  1. Jeux sous forme normale – Stratégies, équilibres de Nash, exemples.
  2. Jeux sous forme extensive – Stratégies, équilibres de Nash, notion d’information.
  3. Dynamique – Perfection et application à la théorie de la négociation. Folk theorems et application à la théorie des cartels. Hypothèse markovienne dans les jeux à variables d’état, jeux d’héritage.
  4. Problèmes informationnels – Jeux bayésiens, équilibres Bayésiens. Les enchères. Implémentation et exemples d’économie publique
  5. Dynamique et information – Equilibres et raffinements. Réputation. Signalisation, application au marché du travail

Références

DEMANGE, G et J.-P. PONSSARD, (1994), Théorie des jeux et analyse économique, PUF [15 DEM 00 A] FUDENBERG, D et J. TIROLE, (1991), Game Theory, MIT Press [64 FUD 00 A] GIBBONS, R., (1993), A Primer in Game Theory [63 GIB 00 A] KREPS, D., (1990), Game Theory and Economic Modelling, Oxford Univ. Press [63 KRE 00 C] MYERSON, R., (1991), Game Theory : Analysis of conflict, Harvard University Press [15 MYE 00 A] OSBORNE, M. et A. RUBINSTEIN, (1994), A course in Game Theory, Academic Press [15 OSB 00 A]