ENSAE Paris - École d'ingénieurs pour l'économie, la data science, la finance et l'actuariat

Entrepreneuriat digital

Objectif

D’après le dernier baromètre « Envie d’entreprendre » (Idinvest, nov. 2017), 75% des Français affirment que « les entrepreneurs qui créent leur entreprise aujourd’hui en France constituent des modèles pour le reste de la société ». 36% des Français déclarent même avoir envie d’entreprendre.

« Licorne, scalabilité, MVP, disruption, effectuation, POC, pivot, open-innovation, design thinking, uberisation…» l’entrepreneuriat numérique intrigue, interroge. Les nouveaux succès de jeunes entreprises réinventant des secteurs établis fascinent. Les start-ups bousculent les équilibres économiques existants. Désormais, tous les marchés traditionnels, y compris les plus réglementés, sont menacés par une ou plusieurs start-ups fondées sur Internet. En quelques mois et sans capitaux initiaux, Coursera, AirBnB, Clarity, Nest, Tesla, Über, BlaBlaCar, Qapa, DemanderJustice, Square, KickStarter, le protocole Bitcoin ont réussi à emporter ou à être la menace la plus crédible des secteurs de l'éducation, de l’hôtellerie, du conseil, de l'habitat, de l'automobile, du transport de personnes, de la recherche d'emploi, du droit de proximité, du financement de projets et des moyens de paiement.

Les entrepreneurs du numériques créent ainsi de nouveaux codes, mais aussi de nouvelles pratiques, plus « radicales », que les grands groupes cherchent aujourd’hui à maitriser. La radicalité transparaît du discours des acteurs les plus influents de l’entrepreneuriat sur Internet, investisseurs, incubateurs, mentors et entrepreneurs eux-mêmes promeuvent désormais l'image d'un entrepreneur de plus en plus "hacker". Ils encouragent les propositions de valeur disruptives. La mission qu’ils s’attribuent est de changer le monde. Ils n’envisagent plus les barrières à l’entrée comme des obstacles mais comme des opportunités.

Tous les secteurs pouvant être réinventés, les opportunités n’ont jamais été aussi nombreuses pour de nouveaux acteurs. Pourtant le passage à l’acte entrepreneurial reste souvent plus complexe et a souvent besoin d’être accompagné.

Cette formation sensibilise les apprenants aux bonnes pratiques entrepreneuriales pour la prochaine génération de start-ups. Elle rend également compte des particularités de l’intrapreneuriat au sein des grandes structures (administratives ou privées). A l’issue de la formation, les apprenants comprendront davantage la dynamique contemporaine d’innovation à laquelle sont confrontées l’ensemble des start-ups et les grands instituts de recherche du monde entier.

Plus largement, les apprenants approfondiront leur compréhension du monde de l’entrepreneuriat afin de « désacraliser » celui-ci. Ils découvriront les étapes associées au processus entrepreneurial. Et ils maîtriseront les outils appropriés pour concevoir, communiquer et évaluer les projets entrepreneuriaux.

  • Concrètement, la formation « Start-up Thinking » a pour objectif de :
  • Situer le phénomène entrepreneurial au sein de la sphère économique ;
  • Appréhender les nouvelles bonnes pratiques des start-ups issues de la recherche ;
  • Accéder au champ des possibles en matière de business models ;
  • Se préparer à l’acte d’entreprendre ;
  • Maîtriser les étapes du processus entrepreneurial et les principaux outils de la création d’entreprise ;
  • Identifier les besoins d’accompagnement financiers et juridiques pour développer son projet .

La formation repose sur une pédagogie active et expérientielle où les apprenants sont sans cesse sollicités dans le but de faire émerger progressivement les concepts en cours d’apprentissage.

La formation alterne ainsi éléments théoriques et mises en pratique via des ateliers et des workshops thématiques permettant d’appliquer les concepts discutés et de construire une première expérience du processus entrepreneurial.

Les supports de cours sont sous forme de slides et de vidéos.

Plan

Le cours se décompose en 4 grandes parties :

  • Partie 1 : Introduction générale, Parler start-up, atelier de travail - Workshop Créatif - Explorer des idées.
  • Partie 2  : Construire son Business Model, décrypter les business model emblématiques, atelier de travail - Workshop Business Model Canvas.
  • Partie 3  : Prototyper et communiquer pour tester son projet, atelier de travail - Workshop "Art du pitch" - ¨Présenter son projet.
  • Partie 4 : Trouver ses clients et s'imposer  sur son marché, atelier de travail - Workshop "One page" - Créer son premier site web et sa stratégie d'acquisition client - Conclusion.

Références

Quelques publications du professeur :

Bazenet F., Houy T., (2018), "Le paradigme médiatique sur l'entrepreneuriat numérique", AIMS, Montpellier, France.

Table ronde sur le thème « Créer son entreprise à la sortie d’une Grande Ecole », IMT (2017)

Table ronde sur le thème « Le manager / leader intuitif et les émotions tabou en entreprise » - 1er Festival Arts & Sens en entreprise (2017)

Bazenet F., Houy T. (2017), "Les entrepreneurs sont-ils victimes de leur propre storytelling?", Harvard Business Review France.

Bazenet F., Houy T. (2016), "L'adhésion des porteurs de projets digitaux au récit médiatique sur les start-ups Internet », présentation lors du Colloque "Entrepreneuriat et Société : pour des approches critiques", Journées Georges Doriot, Mons, Belgique.

Bazenet F., Houy T. (2016), "L'adhésion des porteurs de projets digitaux au récit médiatique sur les start-ups Internet", i3 working paper