Portrait. Jules-Rémy SARANT, consultant actuariat chez KPMG


UN AUTRE REGARD SUR LA FORMATION

Pour vous aider à y voir plus clair dans l’offre des formations d’ingénieurs qui vous sont proposées après les concours, les élèves et anciens élèves de l’ENSAE Paris prennent la parole tous les mercredis et partagent leur expérience.

Jules-Rémy SARANT (ENSAE 2020) est consultant actuariat chez KPMG. Il a intégré l’École par la voie du concours économie et sciences sociales, après une khâgne scientifique B/L au Lycée Janson de Sailly (Paris).

Pourquoi avez-vous choisi d’intégrer l’ENSAE Paris ?

Comme beaucoup d’élèves à ma sortie de prépa j’étais assez perdu sur ce que je voulais faire. J’aimais beaucoup l’économie et envisageais de poursuivre dans cette discipline. J’ai donc suivi le conseil de mes professeurs de khâgne me disant d’intégrer cette formation.

Rétrospectivement, je ne fais plus d’économie, mais je ne regrette pas d’avoir intégré l’ENSAE !

 

Quelle est selon vous la valeur ajoutée de la formation ?

La formation de l’ENSAE est une très bonne formation dans les domaines quantitatifs (statistiques, économie, actuariat, finance quantitative). La qualité et l’exigence de ses enseignements sont bien reconnues en France. Il n’est pas très difficile en général de trouver un poste dans ces domaines en sortie d’école dans l’hexagone.

Pour ma part, j’ai eu une promesse d’embauche près d’un an avant ma prise de poste effective.

Les deux premières années de formation peuvent paraître assez arides et théoriques, mais la troisième année de l’ENSAE est vraiment intéressante et propose une variété de sujets et de cours assez incroyables, souvent d’excellente qualité, permettant aux élèves de se spécialiser de manière approfondie sur les sujets qui les intéressent.

Je dirais qu’à l’étranger c’est plus difficile. L’ENSAE est moins connue, mais il est toujours possible de s’appuyer sur le réseau des anciens élèves et des professeurs. Néanmoins, si l’objectif d’un élève est de trouver un poste à l’étranger, je pense qu’un double diplôme avec une université étrangère reste nécessaire. Je pense d’ailleurs que la mobilité internationale obligatoire aide davantage à promouvoir la qualité des élèves et de la formation de l’ENSAE. Me concernant, j’ai effectué une partie de ma césure à la London School of Economics et j’ai continué à travailler sur un projet d’article depuis. Cela a été une très bonne expérience sur quasiment tous les plans : j’ai pu travailler des techniques statistiques que je ne connaissais pas bien, côtoyer de nouvelles personnes et vivre pendant quelques temps dans une autre ville assez fantastique, Londres, que j’aime presque autant que Paris.

 

Qu’en retenez-vous aujourd’hui ?

Énormément de choses ! Au niveau purement technique, l’ENSAE m’a permis d’acquérir des compétences solides qui me permettent de me sentir à l’aise face aux sujets que je rencontre dans mon métier.

Au niveau plus humain, l’ENSAE m’a donné une certaine forme de résilience face aux difficultés, et surtout des amis, qui ont rendu mon expérience assez incroyable et qui continuent de m’accompagner aujourd’hui.

 

Recommanderiez-vous la formation à des élèves de B/L ?

Je pense que la formation délivrée à l’ENSAE est une très bonne formation pour les élèves issus de prépa BL, s’ils souhaitent s’orienter dans les disciplines enseignées à l’ENSAE. En particulier pour faire de l’économie ou de la sociologie, il y a un vrai intérêt à être passé par l’ENSAE. Néanmoins, et c’est d’ailleurs une de ses marques de fabrique, la formation de l’ENSAE est assez ardue et demande un investissement souvent plus conséquent que les autres débouchés post-prépa. Elle peut notamment être assez difficile pour les élèves n’ayant pas un fort attrait pour les mathématiques. Cependant, si un ou une élève de BL n’a pas peur de travailler et souhaite poursuivre dans les sciences sociales avec un bon bagage technique, l’ENSAE est faite pour lui ou elle.

Venir à l’ENSAE pour un élève de BL c’est aussi avoir l’opportunité de faire des choses et de découvrir des disciplines qu’il ne connaît absolument pas et qui lui plairont parfois de manière insoupçonnée !

De tous les élèves de BL que je connais, beaucoup sont venus à l’ENSAE dans l’idée de faire de l’économie et de la sociologie, et si un certain nombre ont en effet continué dans cette voie (pas tant que ça d’ailleurs), d’autres, comme moi, sont très heureux de faire complètement autre chose. C’est pour moi l’un des plus beaux côtés de l’ENSAE pour les BL.


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