Enjeux et méthodes en économie contemporaine
Crédits ECTS :
1.5
Heures de cours :
12
Heures de TD :
0
Langue :
Français
Modalité d'examen :
CC
Objectif
Ce cours introduit les étudiants aux enjeux et méthodes en économie contemporaine. À chaque séance, un groupe d’élèves présente de façon critique un sujet d’économie contemporaine. Les objectifs sont multiples :
- Comprendre la différence de statut scientifique entre une tribune dans un journal et un article de recherche (publié dans une revue scientifique)
- Savoir faire la différences entre un(e) économiste, un(e) personnalité politique et un(e) lobbyiste
- Argumenter en se fondant sur des théories ou résultats économiques
Plan
Les sujets proposés en 2025-2026 étaient les suivants :
- Se préoccupe-t-on trop des inégalités ? Des ouvrages récents d'économistes célèbres (Banerjee Duflo 2020, Milanovic 2019, Atkinson 2015, Piketty 2013) remettent sur le devant de la scène économique et politique la question des inégalités économiques, que ce soit au niveau national ou mondial. Mais pourquoi se préoccupe-t-on des inégalités ? Est-il légitime d'en faire un objet d'analyse autant médiatisé ? Est-ce inutile voire néfaste pour la société de se concentrer sur un objectif de diminution des inégalités ou, au contraire, est-ce pertinent et bénéfique ? Ces questions ne sont pas abordées de la même manière par tous les économistes.
- Faut-il taxer très fortement les hauts revenus ? En 2012, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR) a été instauré. Elle consiste en une taxation supplémentaire (de 3 à 5 %) pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence est supérieur à 250 000 euros s'cas sont célibataires, et supérieur à 500 000 euros s'ils sont en couples bénéficiant d'une imposition commune. L'instauration de cette taxe présentée comme provisoire a relancé le débat sur la taxation des plus hauts revenus. Est-elle opportune ? Quels sont les avantages et risques de ce type de taxation ? Comment la littérature économique aborde-t-elle cette question, théoriquement et empiriquement ?
- Faut-il taxer le capital ? La transformation récente de l'impôt de solidarité sur la fortune en impôt sur la fortune immobilière ainsi que l'introduction d'une taxation proportionnelle des revenus du capital mobilier (prélèvement forfaitaire unique) ont été l'occasion de nombreux d'état en France sur la taxation du capital. Doit-on le taxer ou ne taxer que les revenus du travail ? Doit-on taxer le stock de capital ou uniquement ses revenus ? Doit-on taxer le capital (stock ou revenus) de manière progressive ? La présidentielle américaine avec les propositions des candidat.e.s Sanders et Warren de taxation du patrimoine (« wealth tax ») ont aussi relancé le débat aux Etats-Unis. Les questions autour de la taxation du capital sont nombreuses et les étudiants pourront choisir de privilégier un ou plusieurs axes.
- Faut-il augmenter le salaire minimum ? En 2016, les gouverneurs des états de New York et de Californie ont décidé d'une hausse du salaire minimum qui le portera graduellement à 15 dollars (contre 9 dans l'Etat de New York et 10 en Californie) et le candidat démocrate Joe Biden s'est engagé à une hausse du même ordre s'il est élu. La question de l'existence d'un salaire minimum et de sa revalorisation régulière suscite de nombreux débats outre Atlantique mais aussi en France où la revalorisation automatique du SMIC est régulièrement contestée et jugée soit excessive soit insuffisante. On s'intéressera ici aux arguments théoriques et aux résultats empiriques qui peuvent éclairer les avantages et inconvénients de l'existence d'un salaire minimum et d'une hausse (ou baisse) de celui-ci.
- Est-ce que les migrations conduisent à une détérioration de la situation des natifs ?
- Les gains à la migration et la décision de migrer ?
- Quels sont les effets du changement climatique sur la santé ?
- Comment ajuster les comportements ?