Genes


Le Groupe des Écoles Nationales d’Économie et Statistique (GENES) est un établissement public d’enseignement supérieur et de recherche rattaché au ministère de l’économie et des finances, et dont l’INSEE assure ainsi la tutelle technique.

 

Le GENES rassemble les activités d’enseignement et de recherche. Cinq établissements composent le GENES :

Deux grandes écoles :

  • L’ENSAE ParisTech (École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique), forme des statisticiens économistes et les administrateurs de l’INSEE.
  • L’ENSAI (École Nationale de la Statistique et de l’Analyse de l’Information), forme des statisticiens et les attachés de l’INSEE. Elle est localisée à Rennes.

Un centre de recherche : le CREST (Centre de Recherche en Économie et STatistique).

Un centre d’accès sécurisé formation continue : le CASD (Centre d’Accès Sécurisé aux Données en sciences humaines et sociales).

Un centre de formation continue : ENSAE-ENSAI Formation continue (Centre d’Études des Programmes Économiques).

Une filiale de valorisation de la recherche, DataStorm.

À exception de l’ENSAI, implantée sur le campus de KerLann à Rennes, toutes les unités du groupe sont désormais implantées dans le nouveau bâtiment de Palaiseau.

 


LA REORGANISATION DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR REPRESENTE UNE MAGNIFIQUE OPPORTUNITE DE DEVELOPPEMENT POUR LES COMPOSANTES DU GROUPE

Fin 2016, l’établissement public GENES aura eu 6 ans, c’est presque l’âge de raison et c’est encore largement le moment d’un développement toujours renouvelé, à la fois le temps de la consolidation et aussi, de l’éclosion de nouvelles opportunités.

Du côté de la consolidation s’affirme mois après mois la pertinence de la stratégie d’un ensemble d’établissement qui veulent collectivement offrir une réponse complète à la demande d’intelligence formulée par les entreprises et les administrations dans le domaine de l’économie et de la statistique. Pour ce qui relève de l’économie, de la sociologie et du marketing quantitatifs, du business analytics, de la Data Science, de la finance et de l’actuariat, nos interlocuteurs pourront recruter leurs jeunes cadres à la sortie de l’ENSAE et de l’ENSAI, compléter les compétences de leurs cadres plus expérimentés à partir des formations et des certificats délivrés par ENSAE-ENSAI Formation Continue et trouver des capacités d’étude et de conseil pour développer de nouvelles solutions (Datastorm). Ces formations auront été conduites à la frontière de la recherche grâce aux compétences réunies au sein du CREST, l’UMR que le Groupe anime en commun avec l’Ecole polytechnique et le CNRS. Le Centre d’accès sécurisé aux données CASD) fournit une solution sûre pour le travail sur les données confidentielles des administrations comme des entreprises privées.

Tous les établissements du GENES auront su prendre le virage de la Data Science, mais fait remarquable, sans cesser de s’appuyer sur ce qui fait leur ADN : l’aller-retour permanent entre la théorie et les données. Ceci n’est après tout rien d’autre que le propre de la démarche scientifique, mais cela justifie que continue d’être accordée autant d’attention à l’enseignement des domaines métier (l’économie, le marketing, etc.) qu’aux mathématiques appliquées (la statistique et l’informatique).

Du côté du renouvellement, de l’été 2016 à l’automne 2017, le Groupe aura vu le remplacement de son directeur général, celui des deux directeurs et des deux directeurs des études de ses écoles de formation initiale et celui du directeur d’ENSAE-ENSAI Formation continue (6 ans, c’est aussi la durée de deux mandats de trois ans pour des fonctions mises en place au même moment). Il aura inauguré le nouveau bâtiment de l’ENSAE, qui accueille toutes les composantes du Groupe, sauf l’ENSAI. Il aura aussi participé à la réorganisation des établissements d’enseignement et de recherche sur le plateau de Saclay et sur le site rennais.

A l’heure où sera diffusé ce document, outre celui du Directeur général, le renouvellement de l’encadrement des établissements du Groupe aura été réalisé de manière tout-à-fait satisfaisante –notamment grâce à la richesse du vivier des corps de l’Insee- ou sera en passe de l’être. L’installation dans le nouveau bâtiment aura eu lieu au cours de l’été, sans difficulté majeure. Les personnels et les élèves s’y sentent bien : les locaux sont spacieux et lumineux et si l’ensemble peut paraître austère à certains visiteurs, il correspond finalement bien –comme le remarquait le journal Le Parisien- à l’esprit de rigueur développé dans ses murs. La question des moyens d’accès reste certes préoccupante.

 

La situation sur les sites rennais et palaisiens a largement évolué au cours de cette année scolaire

A Rennes, les six établissements sous tutelle du MESRI, au premier rang desquels les universités Rennes 1 et 2, ont décidé récemment de se regrouper au sein d’un projet Université de Rennes (UniR) et en même temps de sortir de la COMUe de Bretagne Loire (UBL) qui rassemblait les établissements des régions Bretagne et Pays de Loire. L’ENSAI souhaite s’associer à la réflexion autour de ce nouvel ensemble tout en insistant sur le maintien des acquis apportés par l’UBL, notamment l’école doctorale. Cela doit être l’occasion d’approfondir les complémentarités que l’ENSAI souhaitent voir se mettre en place, avec les établissements rennais d’un côté, avec ceux du Groupe et leurs partenaires situés sur le plateau de Saclay, de l’autre.

Sur le plateau de Saclay, la visite du Président de la République le 25 octobre dernier a été l’occasion de clarifier la structuration de l’offre académique autour de deux pôles universitaires complémentaires :

  • l’un sera une université de recherche intensive intégrée, centrée sur l’Université Paris-Sud et opérant sous la marque collective « Université Paris Saclay », et
  • l’autre sera une institution comparable aux université internationales de science et de technologie, regroupant, sous réserve d’une décision formelle de leurs instances décisionnelles, des établissements implantés dans le quartier de l’École polytechnique, et à laquelle serait associée HEC.

Cette alliance doit permettre de construire ensemble une institution délivrant tous les niveaux de diplôme, intégrant profondément ses cursus, mutualisant ses forces et ses équipements et devra trouver des voies originales pour évoluer vers un MIT ou une EPFL à la française, tout en préservant les caractéristiques inscrites dans la culture académique nationale.

Une dernière remarque d’importance : dans le contexte de tension des finances publiques que nous connaissons, il est crucial pour toutes les composantes du Groupe, même pour celles bénéficiant en priorité de la subvention pour charge de service public, de développer leurs ressources propres.

Un objectif très ambitieux a été fixé dans le cadre de NewUni à 50 % du budget global des établissements. Pour l’atteindre, notre Groupe devra se voir reconnaître au plus tôt encore davantage d’autonomie, ce qu’on appelle les « responsabilités et compétences élargies » (RCE).

Pour cela il devra mettre en œuvre une rigueur de gestion encore accrue ainsi que des procédures d’audit interne ce qui nécessitera aussi des moyens.

 

Philippe CUNEO, directeur général du Genes