L’économie à l’ENSAE


L'économie dans le tronc commun du cycle ingénieur

La maîtrise des mécanismes économiques et financiers est au cœur des formations de l’ENSAE : le domaine d’excellence de l’école est l’application de méthodes scientifiques à la décision économique et financière, en formation comme en recherche.

La formation d’ingénieur comporte, au sein du tronc commun, des enseignements de culture économique générale (monnaie, crédit, histoire de l’analyse et des faits économiques, rôle des produits financiers, comptabilité et mesure des performances économiques d’une entreprise et de sa valeur sur le marché…) ainsi que des enseignements d’analyse économique (microéconomie et macroéconomie) reposant fortement sur la modélisation des comportements économiques et financiers. À l’ENSAE, les enseignements d’économie mobilisent de façon intensive les mathématiques appliquées (optimisation sous contrainte, théorie des probabilités, théorie des jeux…). Les enseignements théoriques s’accompagnent bien sûr d’enseignements appliqués : la formation à l’ENSAE reposant toujours sur les aller-retours entre théorie et données, l’enseignement de l’analyse économique (théorique) va de pair avec celui de l’économétrie, discipline qui occupe une place centrale dans les enseignements de l’école.

L’analyse économique est un outil fondamental dans de nombreux domaines de l’école : pour modéliser les comportements d’assurance, le comportement face au risque, l’investissement en situation d’incertitude, la politique de distribution de dividendes d’une entreprise, les stratégies d’entreprise, le comportement du consommateur, le choix du type de  contrat de travail, les choix d’éducation…

Voir les enseignements de première année

Voir les enseignements de deuxième année

Les cours d'approfondissement de deuxième et troisième année

Dès la deuxième année, des cours électifs permettent aux élèves désireux d’amorcer une spécialisation économie d’approfondir différents domaines : concurrence imparfaite, théorie macroéconomique des fluctuations, macroéconomie internationale, économie financière…

C’est en troisième année que les cours deviennent plus spécialisés, aux frontières de la recherche, et explicitement orientés vers les métiers de l’économie. Deux voies sont particulièrement destinées aux élèves intéressés par l’économie.

  • La voie de spécialisation « Business analytics » comporte une forte dimension d’analyse microéconomique : économie industrielle avancée, théorique et empirique, finance d’entreprise, analyse de la demande, marketing, politiques de la concurrence… L’analyse théorique est toujours accompagnée d’enseignements avancés d’économétrie et de data science.
  • La voie « Prévision et politiques économiques » a une coloration plus macroéconomique, mais comporte aussi de nombreux enseignements à la frontière entre la macroéconomie et la microéconomie : économie du travail, économie de la fiscalité, commerce international…
  • La voie « Data science » comporte également un volant de cours d’économie au sein du module « Économie et sociologie quantitatives », qui forme en particulier à la méthodologie avancée d’évaluation des politiques publiques.

L’analyse économique est bien sûr présente, en mineur, dans les autres voies, comme en actuariat (économie de l’assurance) ou en finance et gestion des risques (économie financière).

L'économétrie et de la data science dans la formation d'économiste à l'ENSAE

La formation à l’ENSAE est faite d’aller-retours entre théorie (économique, financière…) et données. La modélisation mathématique donne un cadre d’analyse rigoureux, gage de cohérence, en s’appuyant sur des hypothèses permettant d’élaborer une représentation simplifiée de la réalité. La confrontation aux données est donc une étape essentielle pour apprécier la pertinence de cette modélisation. Inversement, l’exploitation seule des données peut parfois être très performante en prédiction, mais ne suffit pas à fournir une analyse des comportements ou des phénomènes à l’oeuvre. Or cette dimension d’interprétation est cruciale pour la décision, car elle permet de cibler correctement les outils stratégiques à mobiliser (par les entreprises, par l’État).

Les données sont devenues une matière première essentielle pour les acteurs économiques : les technologies numériques, présentes dans tous les secteurs d’activité, génèrent des flux colossaux d’information. L’enjeu pour les grandes entreprises, les institutions financières, les pouvoirs publics, les startups, est de tirer parti de ces données pour prévoir, évaluer et décider. Les diplômés de l’ENSAE sont plus que jamais recherchés pour leur capacité à modéliser les phénomènes économiques et financiers avec les outils scientifiques les plus récents, et surtout à donner du sens aux données.

Au-delà des compétences requises pour traiter d’énormes volumes de données en utilisant les algorithmes et les outils informatiques les plus adaptés (« big data »), c’est désormais la capacité à analyser ces données grâce à la connaissance approfondie des domaines d’application (finance, assurance, économie, marketing…) qui fait la différence (« smart data »). Cette connaissance permettre d’intégrer à l’analyse des données une information qui rendra leur exploitation plus performante.

Qui sont les professeurs en économie de l'ENSAE ?

Les enseignant-chercheurs, de très haut niveau, enseignent la plupart des cours magistraux fondamentaux, et les cours les plus académiques de master et doctorat. Ils effectuent leur recherche au sein du CREST (Centre de recherche en économie et statistique), l’unité mixte de recherche ENSAE-X-CNRS-ENS.

La formation à l’ENSAE fait aussi une large place à des professionnels de haut niveau (banque, grande entreprise, ministères…), qui donnent un enseignement en lien direct avec les problématiques des entreprises et des pouvoirs publics. Des chercheurs du CNRS et des universitaires interviennent également à l’ENSAE.

Les professeurs assistants de l’ENSAE, ont un rôle clé dans l’organisation de la scolarité à l’ENSAE : ils enseignent des travaux dirigés et des cours ; ils coordonnent les projets ; ils appuient les enseignants et les élèves.

Le Master in Economics

Les élèves de troisième année désireux d’approfondir encore l’économie, notamment en vue de continuer en doctorat, peuvent suivre les enseignements du Master in Economics, en partenariat avec l’École polytechnique, HEC, l’ENS et l’Université Paris Sud.

Voir le programme du master.

Voir également ci-dessous l’articulation entre les enseignements du cycle ingénieur et ceux du master.

Le mastère spécialisé Méthodes quantitatives pour la décision économique et financière (MQDEF)

La formation de mastère spécialisé s’adresse à des étudiants ayant déjà une formation de niveau M2 et désireux d’acquérir un complément de formation en économie quantitative. Cette formation recoupe en grande partie celle des voies de spécialisation du cycle ingénieur.

Plus d’information sur le mastère spécialisé MQDEF.

Je veux devenir économiste, pourquoi faire l'ENSAE ?

Être chercheur appliqué ou chargé d’études, c’est contribuer à éclairer le débat public en l’alimentant avec des travaux scientifiques solides, fondés sur une analyse rigoureuse des données. Que ce soit  dans la recherche académique ou dans un contexte professionnel d’aide à la décision en entreprise ou au sein de l’administration, la formation ENSAE vous permettra d’acquérir des bases quantitatives très solides qui feront la différence, combinées avec vos connaissances des littératures théoriques et appliquées.

Pourquoi l’ENSAE plutôt qu’une autre formation ? L’ENSAE est spécifique par l’accent mis sur la maîtrise des outils mathématiques. Cela nécessite un investissement important en début de scolarité, mais c’est la condition pour maîtriser réellement l’analyse économique théorique et appliquée. Plus précisément, les compétences requises sont de deux ordres :

  • Les connaissances théoriques : à l’ENSAE, vous apprendrez nécessairement l’économie formalisée, qui appartient au tronc commun de la formation, et vous pourrez suivre une spécialisation en sociologie. En économie, l’assimilation de ces connaissances théoriques nécessite l’acquisition d’un certain nombre d’outils de formalisation, par exemple l’optimisation mathématique sous contrainte, et la formalisation de la décision en univers incertain (qui s’appuie sur la théorie des probabilités), la théorie des jeux…Tout économiste professionnel doit pouvoir lire de façon autonome et critique les articles académiques de référence (économie du travail, de la santé, de l’éducation, économie financière…). Cela suppose de maîtriser le langage de l’économie formalisée.
  • L’économiste professionnel doit en outre acquérir les compétences permettant de confronter la théorie aux données. Le rôle des données est tout à fait essentiel, un économiste ENSAE est immédiatement identifié par sa capacité à maîtriser un large gamme d’outils statistique appliqués à l’analyse économique : économétrie des données de panel, des séries temporelles… Or pour maîtriser cette culture de méthode, être capable de choisir la méthode la plus appropriée à un problème donné, et réaliser les tests de validité requis, une large culture en statistique mathématique, en informatique et en économétrie est requise. Maîtriser ces méthodes requiert une excellente compréhension de la théorie des probabilités, compréhension mathématique  mais aussi intuition des méthodes, qui s’acquiert par la manipulation des données, des méthodes, l’examen critique des résultats, le travail en groupe, les projets, les stages. Il faut des années pour former un économiste, bien après la formation en école.

Quelle que soit la littérature à laquelle il se réfère, le chargé d’études doit être un statisticien appliqué accompli, apte à manipuler les bases de données et à en tirer des conclusions pour la décision. Et connaître la littérature existante en profondeur est la condition pour aborder de façon structurée et efficace une question donnée.

Bien sûr, les compétences requises en sciences sociales ne se limitent pas aux aspects formalisés et quantitatifs. Ces outils ont leurs limites et des approches plus qualitatives sont également utilisées. Mais connaître les outils en profondeur, aux frontières de la recherche (rationalité limitée, économie expérimentale…) permet de disposer du recul nécessaire sur ces outils et de savoir prendre les résultats avec le recul nécessaire lorsqu’il s’agit d’éclairer la décision.

Économie de l'entreprise et des marchés

Voir la voie de spécialisation « Business analytics« .

Macroéconomie, conjoncture, politiques économiques

Voir la voie de spécialisation « Prévision et politiques économiques« .

Évaluation des politiques publiques

Voir la voie « Data science« , module « Économie et sociologie quantitatives ».

Formation d'ingénieur ou master ?

Les masters peuvent être suivis en parallèle de la troisième année par les élèves souhaitant approfondir un domaine spécifique, notamment en vue de commencer un doctorat à la fin de leur scolarité à l’ENSAE. Le double cursus ingénieur-master recherche est facilité par le fait qu’une partie des cours est commune entre le cycle ingénieur et les masters.

Le cycle ingénieur est conçu pour vous préparer à la vie professionnelle. Il est orienté vers les métiers, et propose pour cela une formation pluridisciplinaire de haut niveau (économie, mathématiques appliquées, informatique, langues…) préparant aux carrières dans le monde professionnel. Les masters sont conçus pour offrir des cours complémentaires de niveau recherche dans une discipline donnée (économie, data science…), et préparent ainsi aux métiers de la recherche. Le diplôme d’ingénieur délivre ainsi un spectre de compétences plus large, et les masters une formation plus approfondie mais sur un champ plus étroit.

Selon que vous privilégiez une insertion rapide sur le marché du travail ou une poursuite d’études en thèse, vous pourrez choisir d’effectuer la dernière année d’études en alternance, sous « contrat de professionnalisation », ou bien de suivre un master en double cursus.

Peut-on faire de la recherche en économie après l'ENSAE ?

La formation ENSAE donne un bagage de très haut niveau en économie et économétrie. Les élèves peuvent suivre un master de recherche en troisième année (le Master in Economics) et poursuivre en doctorat, notamment dans les laboratoires du CREST, le centre de recherche en économie et statistique.

La recherche en économie à l'ENSAE

Voire le lien vers le pôle « économie » du CREST.

Faire un doctorat

La formation continue en économie