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Profil
L'activité bancaire européenne est encadrée par deux grands corps de règles : d'une part les règles prudentielles dites Bâle II qui définissent les besoins en fonds propres nécessaires pour chaque activité et chaque type de risque, d'autre part les règles comptables dites IFRS (International Financial Reporting Standards). Ces deux corpus de règles marquent une sophistication très nette par rapport aux règles qui prévalaient auparavant. En particulier, elles intègrent les outils mathématiques développés par l'industrie financière ces vingt dernières années : calcul de Value-at-Risk, son application au risque de crédit et au risque opérationnel, évaluation des actifs financiers complexes, etc. La sophistication est devenue telle que les directions comptables, les directions financières, les directions des risques, les Commissaires aux comptes, les superviseurs etc. doivent désormais faire appel à des équipes de « quants » de haut niveau pour comprendre et appliquer ces règles.
La voie Gestion des risques permet de saisir ces opportunités. Elle offre un bagage très complet en finance quantitative, tout en restant plus ouverte et pluridisciplinaire que la voie finance de marché dont l'objectif reste de former des analystes quantitatifs à forte dominante mathématique, informatique et statistique.
Métiers
Le gestionnaire des risques est chargé d'évaluer l'exposition de la banque aux trois catégories de risque : risque de marché, risque de crédit et risque opérationnel. Au-delà du respect des contraintes réglementaires, le gestionnaire doit disposer de compétences dans la modélisation des risques, notamment de crédit.
Le pilotage de l'octroi des crédits conditionne la maîtrise du risque de défaillance des emprunteurs et constitue donc un enjeu majeur pour les établissements de crédit. Ainsi, la plupart des établissements de crédit utilisent des scores pour estimer le risque du demandeur, que ce soit un particulier pour un crédit auto, un crédit immobilier, ou une entreprise. Chargé de l'évaluation de ces risques, le spécialiste de l'octroi de crédit (credit officer) doit disposer de bonnes connaissances des scores de crédit et des risques de crédit.
Au sein des banques (mais également des assurances), les gestionnaires actif-passif mesurent les risques de taux et de liquidité du bilan. Ils suivent les comptes d'actif et de passif, analysent les engagements de la société et réalisent des études en vue d'aider à la mise en place de stratégies financières globales.
Les gestionnaires de portefeuille sont employés dans l'ensemble du secteur des services financiers, par les banques, les sociétés de fonds d'investissement ou les compagnies d'assurance. Le titulaire d'un tel poste est chargé de gérer le portefeuille d'un investisseur ou d'une institution, comme un fonds commun de placement ou une caisse de retraite. La tâche du gestionnaire de portefeuille consiste à choisir la bonne combinaison de titres en vue de maximiser le rendement de l'investisseur, compte tenu d'un niveau de risque donné. Une bonne culture macroéconomique (politique monétaire, analyse conjoncturelle) est un atout permettant de mieux comprendre l'évolution des marchés financiers.
Si les banques, les assurances et les investisseurs institutionnels sont des acteurs omniprésents sur les marchés financiers, les grandes entreprises disposent aujourd'hui fréquemment de leur propre salle de marché. Les opérateurs associés sont chargés de réaliser sur les marchés les opérations nécessaires au bon fonctionnement de l'entreprise : gestion de la trésorerie, couverture des risques de change et de taux.
Les ENSAE qui maîtriseront à la fois les modèles de la finance quantitative, les aspects statistiques, comptables et réglementaires de la gestion des risques, seront très appréciés dans les directions financières, les directions des risques, les cabinets de commissariat aux comptes, les banques d'affaire et enfin chez les superviseurs.
Voir les cours de la voie (aussi accessibles par le menu "Zoom" de cette page)
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