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ENEA-DSD (suite)
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Le Département de la Statistique et de la Démographie (DSD) de l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEA) de Dakar a été créé en 1966 sous le nom de Collège de la Statistique. Il a pris son appellation actuelle en 1991. Le DSD est l’un des quatre départements que compte l’ENEA. Cette dernière est un établissement d’enseignement supérieur professionnel, créé en 1963 pour former en priorité des cadres chargés de l’encadrement du monde rural. Sur le plan institutionnel, le DSD est placé sous l’autorité du Directeur de l’ENEA qui, à son tour est sous la tutelle du Ministère de l’Education Nationale. Cependant, en raison de sa spécificité, le DSD jouit d’une grande autonomie au plan pédagogique. C’est ainsi que le DSD organise son propre concours de recrutement des élèves alors que les trois autres départements partagent un autre concours. Les conditions d’admission au DSD ont connu plusieurs modifications au cours du temps en fonction du contenu du cycle de formation et des diplômes auxquels le département préparait. Le DSD a, en effet, successivement formé des Adjoints Techniques (1967-1973), des Techniciens Supérieurs (1974-1975), des Agents Techniques et enfin des Ingénieurs des Travaux Statistiques (ITS). C’est en 1975 que débute la formation des ITS en même temps que celle des Agents Techniques. Cette dernière formation s’est arrêtée en 1987. Depuis cette date, le DSD ne forme que des ITS. Le cycle se déroulait sur trois ans. Mais, comme le recrutement ne se faisait que tous les trois ans, la formation s’effectuait par cohorte. Le recrutement n’est devenu annuel qu’à compter de l’année scolaire 1994/1995. C’est à partir de 1981 que le DSD commence à former des statisticiens pour la région sahélienne, et ce à la demande de l’Institut du Sahel. Avant cette date, le DSD ne recevait que des élèves sénégalais. L’élargissement du champ géographique du DSD connaît toute son ampleur en 1994. En effet, avec la fermeture de fait de l’IAMSEA de Kigali, suite aux douloureux événements survenus en 1994 au Rwanda, le DSD a commencé, en accord avec l’Union Européenne et la France, à accueillir des étudiants provenant de presque tous les pays francophones de l’Afrique au Sud du Sahara. Avec cette opération, le DSD connaît alors sa plus grande mutation sur presque tous les plans. Le programme de formation a été révisé tant au niveau du contenu que du volume horaire des cours. La durée de la formation est alors passée de 3 à 4 ans. En outre, le recrutement des élèves s’effectue désormais par le biais du concours supervisé par le CESD-Paris. Ce concours était commun aux écoles suivantes :
L’appui de l’Union Européenne et de la France a alors permis au DSD de disposer de ressources humaines, d’équipements didactiques et informatiques à la mesure de sa nouvelle vocation régionale.
LA FORMATION Le DSD prépare au diplôme d’Ingénieur des Travaux Statistiques qui sanctionne un cycle d’enseignement orienté vers les techniques appliquées de la Statistique et de l’Economie sans pour autant négliger l’acquisition de solides bases théoriques. La durée de la formation est de 4 ans, comprenant des cours théoriques, entrecoupés de stages pratiques et d’enquêtes sur le terrain. La première année est consacrée aux enseignements de base. Ces cours visent à donner aux élèves une base solide dans les matières essentielles à la compréhension et à la maîtrise des techniques statistiques. Cette première année est à dominante mathématique, mais aborde également la statistique et l’économie descriptives, qui permettent d’initier le questionnement dans ces domaines. En deuxième année, une fois achevés les cours théoriques de base, on aborde les outils fondamentaux de la statistique et de l’économie (statistique inférentielle, micro-économie, macro-économie, comptabilité, etc.). Leur enseignement sera complété et approfondi en 3ème année. Entre la 2ème et la 3ème année, les élèves doivent effectuer un stage d’initiation de 2 mois dans un institut national de statistique. L’objectif de ce stage est de donner aux élèves l’occasion de découvrir leur futur milieu professionnel et d’effectuer un travail concret. Le stage donne lieu à la rédaction d’un rapport qui sera soutenu devant le conseil des professeurs du département. Le rapport doit être validé, sinon l’élève le reprend. En troisième année, on procède également à l’introduction aux diverses branches de la statistique et de l’économie. L’enseignement de toutes ces techniques va se poursuivre jusqu’à la fin du cursus. Sa diversification a naturellement conduit en 4ème année, après un tronc commun, à la mise en place de plusieurs voies d’ouverture. Les modules de ces voies d’ouverture sont plus spécifiquement liés à des domaines d’application particuliers (plans d’expérience en agronomie, statistiques de survie en épidémiologie et démographie, études de marché, etc. ). Actuellement, seules deux voies ont été mises en place : « applications statistiques et économétriques » et « économie et gestion des entreprises». Une troisième voie, portant sur les systèmes d’information et les nouvelles technologies, devrait être ouverte ultérieurement. Par ailleurs, les élèves de 4ème année doivent effectuer un stage pratique de fin de formation de 4 mois. Le stage se déroule dans une entreprise publique ou privée, un institut national de statistique, dans un institut de recherche ou dans d’autres administrations et entreprises. Durant le stage, les élèves doivent réaliser un travail concret sous la direction d’un maître de stage, sur un sujet proposé par ce dernier en fonction des préoccupations professionnelles de la structure d’accueil. Ils sont également suivis par l’équipe pédagogique du département. A l’issue du stage, ils rédigent un mémoire qu’ils soutiennent oralement devant un jury. Enfin, chaque année, les élèves de la 3ème année préparent et exécutent une enquête. Ils participent à toutes les tâches, depuis la conception jusqu’à l’analyse et la publication des résultats. Les élèves de la 2ème année apportent leur contribution comme agents enquêteurs lors des opérations de terrain de l’enquête. Ainsi, chaque promotion participe à deux enquêtes au cours de sa scolarité.
RECRUTEMENT ET DÉBOUCHÉS CONDITIONS D’ADMISSION Le recrutement se fait uniquement par voie de concours. Toute admission sur titre est exclue. Le concours est organisé par le CESD – Paris. Il est commun au DSD de Dakar et à l’ISSEA de Yaoundé. Peuvent se présenter au concours :
Les candidats doivent avoir au plus 23 ans l’année du concours. Les fonctionnaires en activité peuvent se présenter jusqu’à 35 ans (sans possibilité de dérogation). Le concours comporte deux compositions de mathématiques (algèbre linéaire et géométrique, analyse), une composition d’ordre général, une épreuve de calcul numérique et une épreuve de contraction de texte.
DÉBOUCHÉS Les Ingénieurs des Travaux Statistiques sont appelés à servir dans les services nationaux de statistique ou de planification, dans d’autres services administratifs, dans des organismes publics, semi-publics ou privés (entreprises non financières, banques, assurances, sociétés d’investissement, sociétés d’études, etc.). Leur carrière peut également se dérouler dans les services statistiques et économiques des organismes internationaux. Dans l’Administration publique, l’Ingénieur des Travaux Statistiques peut se voir confier des tâches assez diverses, au nombre desquelles on peut citer :
Dans les organismes privés, l’Ingénieur des Travaux Statistiques peut se voir confier des tâches purement statistiques relatives à l’entreprise ainsi que des études sur l’évolution et la rentabilité de l’entreprise à partir de ces statistiques.
VIE AU CAMPUS L’ENEA est située au Km 6, Avenue Cheikh Anta DIOP entre les cités Mermoz et Fenêtre Mermoz en bordure de mer. Le déplacement vers le centre de la ville se fait par taxis ou cars de transport public. Le déplacement pour les activités de terrain (stages, visites et excursions officielles) est assuré par les véhicules de l’établissement. L’ENEA dispose d’un internat de 270 lits pour les élèves, d’un terrain de basket-ball, d’un terrain de football, d’un club de karaté, d’un télécentre , d’un cyber-café et d’un foyer équipé d’une buvette, d’un poste téléviseur et de divers jeux ( dames, cartes, scrabble, etc.). Les activités parascolaires des étudiants du département sont concentrées au sein de l’Amicale des Etudiants et des Stagiaires de l’ ENEA. L’Amicale est dotée d’un statut et d’un règlement intérieur. Elle est dirigée par un bureau exécutif qui est composé d’un président, d’un secrétaire, d’un trésorier et de plusieurs responsables de commission (sports, culture, hébergement, etc.). Les membres du bureau sont élus pour une année par l’assemblée générale regroupant l’ensemble des étudiants. La mission de l’Amicale est d’une part d’organiser la vie sociale des étudiants sur le campus et d’autre part de prendre en charge les revendications des étudiants ; à cet effet son bureau est le seul interlocuteur désigné de l’administration auprès des étudiants. L’ENEA à travers l’Amicale participe aux championnats universitaires et scolaires de football et de basket. L’amicale organise aussi au sein de l’école des rencontres de football entre les différents départements. Le karaté est pratiqué sous la direction d’un instructeur. Les temps forts des activités culturelles de l’Amicale ont lieu au cours du bal d’intégration et des journées culturelles de l’école. Le bal d’intégration est une soirée organisée à l’intention des nouveaux étudiants. Les journées culturelles sont consacrées à la présentation des différents départements de l’école et de leurs activités, ainsi que des spécificités culturelles de chaque pays par leurs ressortissants.
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